Dis-moi, mon amie. Est-ce que tu te bats contre cette douleur ? Parce que tu devrais. Ne laisse pas cette abominable douleur t’envahir le coeur. Et pas seulement le coeur. Le cerveau, l’esprit, aussi. Tu souffres. Je le vois bien. Et je n’aime pas ça. Je t’en supplie. Fais-moi un vrai sourire.
C’est terrible de voir et d’entendre la souffrance d’une personne qu’on aime énormément. C’est une torture, un calvaire auquel on se doit malgré tout d’assister pour tenir compagnie à la personne qui souffre. C’est une atrocité que personne ne souhaiterai vivre ou revivre. C’est aussi douloureux que d’être à la place de la personne qui souffre, de la personne qu’on aime. Parce que dans ces moments-là, on peut faire de notre mieux pour la consoler, elle ne se console pas. Elle reste dans son trou de déprime, et nous y tire.
La douleur s’est bel et bien échappée, mais je n’oublie pas que dès qu’elle reviendra à la surface, je ne pourrais que couler. On ne peut que se noyer une nouvelle fois. Et ça continue comme-ça, sans cesse. Certains résistent mieux aux vagues, d’autres s’emportent si facilement au contraire. C’est effrayant, pas vrai ? Je ne vous le cache pas, c’est atroce. Cet océan de malheur est devenu un enfer pour tous. Il me terrifie, et j’ai peur de me faire piéger encore.
Un jour j’inventerai un remède dont tout le monde a besoin. Un petit soin pour le coeur, qui réduirait la douleur d’une souffrance, d’une espérance, d’une trop longue absence. Un petit médicamment qui empêcherait les larmes de couler suffira, un médicamment qui calmerait la douleur suffira largement. On a tous besoin d’aller mieux, même ceux qui vont bien, parce qu’on ne va jamais assez bien.