Je mourrais de bonheur comme on meurt de soif, c’est quelque chose dont tout le monde a besoin pour vivre. J’étais en manque de rires et de gaïeté. Puis tu es apparu, avec ton petit sourire dessiné sur le beau visage que tu as. Tu m’as parlé, on a appris à se connaître, on est restés ensemble, tu es parti. Je me suis noyée une nouvelle fois, dans cet océan de malheur qui m’avait emportée. Je n’espérais même plus la venue des secours, je n’osais même plus essayer atteindre la surface.

La douleur s’est bel et bien échappée, mais je n’oublie pas que dès qu’elle reviendra à la surface, je ne pourrais que couler. On ne peut que se noyer une nouvelle fois. Et ça continue comme-ça, sans cesse. Certains résistent mieux aux vagues, d’autres s’emportent si facilement au contraire. C’est effrayant, pas vrai ? Je ne vous le cache pas, c’est atroce. Cet océan de malheur est devenu un enfer pour tous. Il me terrifie, et j’ai peur de me faire piéger encore.

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